
Aujourd’hui, cette définition montre ses limites. Elle a créé de la puissance, bien sûr, mais aussi de la dépendance, de l’épuisement, des formes d’aveuglement sur ce qui rend une société réellement habitable.
Et si le progrès n’était plus une question de quantité, mais de qualité ? Moins mais mieux. Plus lent mais plus durable. Moins d’accumulation, plus de sens. Moins de performance abstraite, plus de capacité réelle à vivre dignement dans un monde fini.

Réimaginer le progrès, c’est accepter que tout ce qui augmente n’améliore pas. C’est apprendre à regarder autrement : la qualité d’un sol, la santé d’un lien social, la stabilité d’un lieu, la réparabilité d’un objet, la transmission d’un savoir, la tranquillité d’une existence.