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Les Gardiens de la Connaissance

Les Gardiens de la Connaissance

Étude · 15 min de lecture

1. Pourquoi cette fonction existe

Une société moderne peut fonctionner avec une quantité immense de connaissances réparties dans des millions de personnes et d’organisations.

Un Village de la Vie ne disposera pas toujours de cette possibilité.

Dans une crise profonde, il pourrait ne plus être possible de téléphoner à un spécialiste, de chercher une vidéo, de commander une pièce ou de consulter un service extérieur.

La connaissance doit donc exister assez près de ceux qui en ont besoin.


2. La connaissance est une condition matérielle de la vie

On pourrait croire que la connaissance est moins concrète que l’eau, les graines ou les outils.

C’est faux.

Un filtre à eau sans savoir comment l’utiliser peut devenir inutile.

Une graine sans connaissance agricole peut être perdue.

Un médicament mal utilisé peut devenir dangereux.

Une machine que personne ne sait entretenir finit par devenir un morceau de métal.

La connaissance est donc un moyen de production aussi réel qu’un outil.


3. Les Gardiens ne sont pas des encyclopédies humaines

Ils ne doivent pas connaître personnellement tous les métiers.

Ils doivent surtout être capables de répondre à des questions comme :

Qui sait faire cela ?

Où cette connaissance est-elle conservée ?

Existe-t-il plusieurs personnes capables de l’utiliser ?

Est-elle encore correcte ?

A-t-elle été testée ici ?

Que se passe-t-il si la personne qui la possède disparaît ?


4. Savoir n’est pas seulement avoir un document

Un manuel peut expliquer parfaitement comment greffer un arbre.

Cela ne signifie pas qu’un lecteur saura immédiatement le faire.

Il existe une différence entre :

savoir que quelque chose existe ;

comprendre une explication ;

avoir vu quelqu’un faire ;

avoir essayé ;

et savoir réellement faire seul.

Les Gardiens doivent donc distinguer la connaissance écrite du savoir-faire vivant.


5. Le savoir-faire humain

Une énorme quantité de connaissances utiles se trouve dans les gestes.

La manière de tenir un outil.

Le moment où l’on comprend qu’une pâte est prête.

Le bruit qui indique qu’une machine commence à fatiguer.

L’odeur d’un sol.

Le comportement d’un animal.

Ces connaissances sont difficiles à mettre entièrement dans un livre.

Il faut donc organiser leur transmission humaine.


6. Une connaissance détenue par une seule personne est une fragilité

Le Village doit repérer les compétences rares.

S’il n’existe qu’une seule personne capable de :

réparer un système d’eau ;

faire fonctionner un appareil médical ;

produire une semence ;

entretenir une installation importante ;

alors cette personne devient malgré elle un point de défaillance.

Il faut former d’autres personnes.

Pas pour lui retirer son importance.

Pour protéger le Village et la personne elle-même.


7. Ne pas rendre les experts prisonniers de leur compétence

Le même problème apparaît ici que chez les Fermiers.

Plus quelqu’un sait quelque chose de rare, plus on peut être tenté de tout lui demander.

Sa compétence finit alors par le condamner à faire toujours la même chose.

Les Gardiens doivent transformer son savoir en connaissance transmissible.

Un expert réellement précieux est aussi celui qui permet à d’autres de devenir compétents.


8. La connaissance indispensable et la connaissance utile

Tout n’a pas la même importance.

Certaines connaissances sont directement liées à la survie :

eau ;

alimentation ;

santé ;

hygiène ;

habitat ;

énergie ;

sécurité.

D’autres sont nécessaires à une vie digne :

éducation ;

culture ;

arts ;

histoire ;

organisation sociale.

D’autres permettront la reconstruction de capacités plus avancées.

Les Gardiens doivent donc hiérarchiser sans réduire la connaissance aux seuls besoins biologiques.


9. Ce que nous savons déjà

Une immense partie du savoir nécessaire existe aujourd’hui.

Elle est dans :

les livres ;

les universités ;

les métiers ;

les agriculteurs ;

les artisans ;

les médecins ;

les ingénieurs ;

les chercheurs ;

les personnes âgées ;

les communautés traditionnelles ;

et de nombreuses autres sources.

Une mission essentielle consiste donc à identifier et capter ce qui existe avant qu’il ne devienne inaccessible.


10. Ce que nous croyons savoir

Toutes les connaissances disponibles ne sont pas fiables.

Certaines sont fausses.

D’autres dépendent d’un contexte précis.

Une technique adaptée à un climat peut échouer ailleurs.

Une méthode industrielle peut devenir impossible sans électricité.

Une pratique ancienne peut avoir été abandonnée pour de bonnes raisons.

Les Gardiens doivent donc apprendre à évaluer la qualité d’une connaissance.


11. Ce que personne ne sait encore

Certains problèmes futurs n’ont pas aujourd’hui de solution satisfaisante.

Il faudra peut-être produire de nouvelles méthodes pour :

des températures extrêmes ;

des vents extraordinaires ;

des périodes de pénurie longues ;

des environnements sans infrastructures modernes ;

des besoins médicaux avec très peu de moyens.

Les Gardiens doivent alors pouvoir dire honnêtement :

« Nous n’avons pas encore la solution. »

Puis provoquer la recherche nécessaire.


12. Chercher la connaissance dans le monde

Le Village ne doit pas essayer de tout inventer seul.

Quelque part, quelqu’un sait souvent déjà faire.

Il faudra chercher :

des praticiens ;

des artisans ;

des scientifiques ;

des agriculteurs ;

des médecins ;

des ingénieurs ;

des passionnés ;

des traditions techniques oubliées.

Le réseau des Villages doit devenir capable de capter ces savoirs.


13. Les Compagnons de la Vie

Les Compagnons pourront jouer ici un rôle considérable.

Une personne extérieure peut posséder une connaissance extrêmement précieuse sans jamais venir vivre dans un Village.

Elle peut :

expliquer ;

former ;

documenter ;

mettre en relation ;

donner accès à un réseau ;

aider à résoudre un problème rare.

La connaissance est probablement l’un des plus beaux exemples de ce qu’un Compagnon peut apporter.


14. L’intelligence artificielle

L’IA peut aider énormément.

Elle peut :

chercher ;

résumer ;

comparer ;

expliquer ;

traduire ;

proposer des pistes ;

transformer des documents en formations ;

aider à structurer une connaissance dispersée.

Mais elle peut aussi se tromper.

Une proposition produite par une IA ne devient pas vraie parce qu’elle est bien écrite.

Les connaissances vitales devront donc être vérifiées.


15. Vérifier par la pratique

Lorsqu’une connaissance est critique, il faut si possible la tester avant d’en avoir besoin.

Lire comment purifier de l’eau ne suffit pas.

Il faut le faire.

Lire comment produire une semence ne suffit pas.

Il faut produire plusieurs générations.

Une connaissance testée localement acquiert une valeur particulière.


16. La connaissance locale

Deux Villages peuvent avoir des besoins différents.

Le sol change.

Le climat change.

L’eau change.

Les matériaux disponibles changent.

Les populations changent.

Une partie du savoir doit donc être adaptée au lieu.

Le Village produit progressivement sa propre expérience.


17. Documenter l’expérience

Lorsqu’un Village découvre quelque chose qui fonctionne, cette connaissance doit pouvoir profiter aux autres.

Il faut conserver :

ce qui a été essayé ;

dans quelles conditions ;

avec quels résultats ;

ce qui a échoué ;

ce qui a été modifié.

Un échec bien documenté peut être aussi précieux qu’une réussite.


18. La mémoire des erreurs

Les humains oublient vite pourquoi une décision a été prise.

Quelques années plus tard, quelqu’un peut proposer une solution déjà testée et abandonnée.

La mémoire doit donc garder aussi :

les impasses ;

les accidents ;

les erreurs ;

les raisons d’un abandon.

La connaissance du Village inclut la mémoire de ce qu’il ne faut pas refaire.


19. Les supports

La connaissance peut être conservée de multiples manières :

papier ;

livres ;

fiches ;

dessins ;

photographies ;

vidéos ;

enregistrements ;

bases numériques ;

objets pédagogiques ;

démonstrations réelles.

Aucun support unique ne doit être considéré comme suffisant.


20. Le papier

Dans un monde où l’électricité peut disparaître, le papier retrouve une importance extraordinaire.

Un document imprimé :

ne nécessite ni réseau ;

ni batterie ;

ni logiciel ;

ni mot de passe.

Les connaissances essentielles devront probablement exister sous des formes accessibles sans électronique.


21. Le numérique

Le numérique permet en revanche de conserver une quantité immense de connaissances dans peu d’espace.

Il facilite :

la recherche ;

la duplication ;

la traduction ;

la mise à jour ;

le partage entre Villages.

Le problème n’est donc pas de choisir entre papier et numérique.

Il est de construire une redondance intelligente entre les deux.


22. Les bibliothèques du Village

Il faudra probablement plusieurs formes de bibliothèque.

Une bibliothèque générale.

Des documents de travail proches des activités.

Des manuels d’urgence.

Des archives.

Des supports de formation.

Les connaissances les plus vitales doivent être disponibles là où elles peuvent être utilisées.


23. La transmission orale

Toutes les sociétés humaines ont transmis des connaissances sans livres.

Récits.

Démonstrations.

Apprentissage auprès d’un ancien.

Répétition des gestes.

Cette capacité reste extrêmement précieuse.

La technologie ne doit pas faire perdre la transmission humaine.


24. Les jeunes

Un Village qui doit durer doit apprendre à ses enfants comment il fonctionne.

Pas seulement dans des salles de classe.

Les jeunes doivent progressivement voir :

comment l’eau arrive ;

comment les aliments sont produits ;

comment les bâtiments sont entretenus ;

comment on soigne ;

comment on fabrique.

Un enfant qui comprend son environnement devient un adulte beaucoup plus capable d’en prendre soin.


25. Les anciens

Les personnes âgées peuvent posséder une quantité considérable de connaissances accumulées.

Il faut pouvoir les capter avant qu’elles ne disparaissent.

Cela peut passer par :

des récits ;

des démonstrations ;

des entretiens ;

des formations ;

la rédaction de documents avec d’autres.

Le savoir d’un ancien ne doit pas disparaître avec lui.


26. La formation continue

La connaissance n’est jamais définitivement acquise.

Les techniques évoluent.

Les personnes changent.

Les erreurs corrigent les pratiques.

Les nouveaux arrivent.

Il faut donc considérer la formation comme une activité permanente du Village.


27. Apprendre en faisant

Une formation théorique ne suffit pas toujours.

Beaucoup de métiers nécessitent de répéter.

D’échouer.

D’être corrigé.

De recommencer.

Le temps nécessaire à l’apprentissage doit être considéré comme du temps utile au Village.

Former quelqu’un n’est pas une activité secondaire.


28. Les examens et la compétence réelle

Un diplôme peut indiquer un niveau de connaissance.

Il ne garantit pas toujours la capacité réelle dans un contexte particulier.

Inversement, une personne sans diplôme peut posséder une expérience exceptionnelle.

Le Village doit donc regarder les compétences réelles.

Cela ne signifie évidemment pas ignorer les qualifications obligatoires lorsqu’elles sont nécessaires à la sécurité.


29. La connaissance dangereuse

Certaines connaissances peuvent aussi permettre de faire du mal.

Il faudra probablement distinguer :

ce qui peut être librement accessible ;

ce qui exige une formation ;

ce qui doit être réservé à des personnes compétentes ;

ce qui concerne directement la sécurité.

La transparence n’interdit pas la prudence.


30. Le rapport aux Gardiens des Moyens

Savoir faire quelque chose ne suffit pas si les moyens nécessaires n’existent pas.

Les deux fonctions sont donc intimement liées.

Pour chaque connaissance importante, il faut pouvoir demander :

Avons-nous les outils ?

Les matières ?

Les pièces ?

Les instruments de mesure ?

Et inversement, conserver un outil que personne ne sait utiliser n’a guère de sens.


31. Le rapport aux Cercles de Qualité

Un Cercle de Qualité peut découvrir qu’une connaissance manque.

Les Gardiens cherchent alors comment la trouver, la vérifier ou la produire.

Ils peuvent aussi découvrir qu’une connaissance ancienne n’est plus adaptée.

Les deux fonctions se nourrissent donc mutuellement.


32. Le rapport au Cercle de Gestion

Le Cercle de Gestion doit savoir lorsqu’un manque de connaissance risque de bloquer le fonctionnement.

Les Gardiens doivent pouvoir signaler :

« Dans six mois, nous n’aurons personne capable de faire cela. »

C’est alors un problème de gestion autant que de connaissance.


33. Le réseau des Villages

Il serait absurde que chaque Village construise seul toutes ses connaissances.

Le réseau doit permettre de partager :

documents ;

formations ;

expériences ;

spécialistes ;

recherches ;

solutions locales.

Une connaissance trouvée dans un Village peut devenir utile à tous.


34. Les spécialités

Certains Villages développeront des compétences particulières.

Médecine.

Agronomie.

Élevage.

Verre.

Cuir.

Recherche.

Formation.

Ils pourront devenir des centres de connaissance pour le reste du réseau.

C’est une autre forme d’interdépendance.


35. La perte de communication

Si les communications entre Villages disparaissent, chacun doit néanmoins posséder assez de connaissances pour fonctionner.

Le réseau enrichit.

Il ne doit pas créer une dépendance totale.

Les connaissances vitales doivent donc exister localement.


36. GAÏA

GAÏA peut devenir une mémoire extraordinaire.

Il peut relier :

les tâches ;

les processus ;

les connaissances nécessaires ;

les personnes compétentes ;

les documents ;

les expériences réelles ;

les problèmes rencontrés.

Il peut répondre :

« Pour faire cette tâche, voici ce qu’il faut savoir. »

Ou :

« Cette compétence importante n’est aujourd’hui détenue que par une personne. »


37. Une connaissance liée à l’action

La connaissance ne doit pas être une bibliothèque morte séparée du travail.

Idéalement, lorsqu’une personne doit accomplir une tâche, elle peut accéder directement :

à la procédure ;

aux explications ;

aux précautions ;

aux retours d’expérience ;

aux personnes capables de l’aider.

La connaissance doit apparaître au moment où elle devient utile.


38. Les Gardiens comme charge

Cette fonction peut elle aussi prendre énormément de temps.

Lire.

Classer.

Vérifier.

Former.

Documenter.

Mettre à jour.

Chercher ce qui manque.

Il serait facile que quelques passionnés passent leur vie entière à accumuler de la connaissance pendant que les autres en profitent.

Cette charge doit donc être reconnue et partagée.


39. Le risque de devenir un clergé du savoir

Celui qui possède la connaissance peut acquérir du pouvoir.

« Je sais, donc je décide. »

Il faut éviter cela.

Les Gardiens ne doivent pas devenir une caste d’experts inaccessible.

Leur réussite consiste précisément à diffuser la connaissance.

Plus le savoir circule, plus leur fonction est réussie.


40. Le doute

Un bon Gardien doit pouvoir dire :

« Je ne sais pas. »

« Nous ne sommes pas sûrs. »

« Cette source est contradictoire. »

« Il faut tester. »

La capacité à reconnaître l’incertitude est une qualité essentielle.

Une fausse certitude peut être beaucoup plus dangereuse qu’une ignorance reconnue.


41. La mise à jour

Une connaissance peut devenir fausse ou dépassée.

Un document vieux de trente ans peut contenir une technique utile ou une information dangereusement obsolète.

Il faut donc parfois dater, vérifier et remplacer.

Conserver ne signifie pas considérer tout le passé comme vrai.


42. Qui peut être Gardien

Il ne faut probablement pas rechercher uniquement des universitaires.

Une bonne capacité d’organisation.

La curiosité.

Le goût d’apprendre.

La rigueur.

La capacité à vérifier.

L’humilité.

Le plaisir de transmettre.

La capacité à travailler avec des praticiens.

Tout cela peut être aussi important qu’un diplôme.


43. Rotation et continuité

Une grande partie de la fonction peut être transmissible.

Mais la connaissance accumulée exige également une continuité.

Nous retrouverons donc le même problème que pour les autres charges :

assez de durée pour acquérir une vision profonde ;

assez de rotation pour ne pas créer une fonction possédée par quelques individus.

Le mécanisme précis pourra évoluer avec l’expérience.


44. Quand la connaissance manque en urgence

Un problème peut surgir avant que la connaissance n’ait été préparée.

Il faut alors pouvoir chercher rapidement :

dans les archives ;

dans les autres Villages ;

auprès d’un Compagnon ;

auprès d’un spécialiste extérieur ;

avec l’aide d’une IA.

Puis distinguer très vite une réponse plausible d’une réponse suffisamment fiable pour être utilisée.


45. Reconstruire une science

Dans une crise extrême et durable, certaines connaissances modernes pourraient devenir impossibles à utiliser parce qu’elles reposent sur des infrastructures disparues.

Le problème ne sera plus seulement :

« Savons-nous comment cela fonctionne ? »

Mais :

« Savons-nous refaire progressivement les moyens qui permettent de le faire ? »

C’est là que la connaissance devient un outil de reconstruction de civilisation.


46. La culture

Il ne faudrait surtout pas réduire les Gardiens à la technique.

Une société qui conserve seulement la manière de produire de la nourriture mais oublie son histoire, ses langues, ses arts et sa pensée survit biologiquement, mais perd une partie de son humanité.

La connaissance comprend aussi :

la littérature ;

la musique ;

l’histoire ;

les sciences ;

la philosophie ;

les cultures ;

les récits.


47. La mémoire de l’humanité

Les Villages de la Vie ne doivent pas seulement chercher à transmettre ce qui est immédiatement utile.

Ils peuvent aussi devenir des lieux où une part de ce que l’humanité a appris est conservée.

Pas tout.

Ce serait impossible.

Mais suffisamment pour permettre aux générations suivantes de ne pas repartir de zéro.


48. Comment savoir si la fonction fonctionne

Elle fonctionne bien lorsque :

les compétences critiques sont identifiées ;

les savoirs essentiels existent sous plusieurs formes ;

les personnes capables sont suffisamment nombreuses ;

les apprentissages sont organisés ;

les erreurs sont documentées ;

les connaissances circulent entre Villages ;

les jeunes apprennent ;

les anciens transmettent ;

et une personne peut disparaître sans emporter avec elle une capacité vitale du Village.


49. L’idée profonde

Une communauté ne possède réellement une connaissance que lorsqu’elle est capable de la retrouver, de la comprendre, de l’utiliser et de la transmettre.

Les Gardiens de la Connaissance ne gardent donc pas des livres.

Ils gardent une capacité.

La capacité du Village à ne pas oublier comment vivre.