Retour aux sujets

Les Fermiers

Les Fermiers

Résumé · 2 min de lecture

Un Village de la Vie ne vit pas parce qu’il possède de bonnes idées.

Il vit parce que des femmes et des hommes font, chaque jour, ce qui permet aux autres de continuer à vivre.

Ils cultivent.

Ils réparent.

Ils construisent.

Ils cuisinent.

Ils soignent.

Ils enseignent.

Ils entretiennent.

Ils transportent.

Ils fabriquent.

Ils nettoient.

Ils apprennent des métiers qu’ils ne connaissaient pas encore.

Ils remplacent quelqu’un lorsqu’il manque.

Ils prennent leur part de ce qui doit être fait.

Ce sont les Fermiers.

Le mot ne désigne donc pas seulement ceux qui travaillent la terre.

Dans un Village de la Vie, il désigne tous ceux qui participent réellement à son fonctionnement quotidien.

Ils sont le Village en action.

Les autres fonctions existent pour permettre à leur travail d’être possible, cohérent, transmissible et durable.

Mais il faut également éviter une autre erreur : faire du travail la totalité de la vie.

Le Village n’existe pas pour transformer cinq cents personnes en travailleurs au service de leur propre survie.

Il existe au contraire pour permettre à chacun de vivre.

Travailler quelques heures.

Être utile.

Apprendre.

Élever des enfants.

Aimer.

Créer.

Chanter.

Lire.

Se promener.

Rire.

Vieillir.

Et avoir encore du temps pour soi et pour les autres.

Le travail nécessaire doit donc être partagé.

Personne ne devrait pouvoir vivre durablement du travail des autres lorsqu’il est capable de prendre sa part.

Et personne ne devrait être condamné à porter toute sa vie les tâches les plus difficiles simplement parce qu’il les fait mieux que les autres.

Un Village de la Vie doit parvenir à un équilibre délicat :

chacun apporte ce qu’il peut, chacun apprend ce qu’il doit, et personne ne devient seulement la fonction qu’il remplit.

Le Fermier n’est pas une ressource humaine.

C’est un être humain qui consacre une partie de sa vie à rendre possible la vie de tous.